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Jeudi 16 juillet - La tristesse m'a envahi quand lundi j'ai appris que la Forêt de Fontainebleau était en feu... Inimaginable pour moi. Combien de fois ai-je été randonner à "Bleau"  ? Le monde que j'aimais disparaît peu à peu... Aujourd'hui on apprend que le feu a ravagé 2000 hectares et qu'il est loin d'être éteint... Depuis toujours les arbres ont fasciné les artistes – peintures à toute époque avant l'invention de la photographie. Rien de plus photogénique qu'un arbre comme le montre cette photo de 1874 de Charles Famin (1809-1910) qui fit partie des "Photographes de Barbizon". Photo magnifique avec ces quelques bouleaux – mon arbre préféré comme je l'ai souvent dit – émergeant des fameux rochers. C'est une vision idéale que je souhaite garder. Ma vision de Bleau.
Mercredi 15 juillet - Encore 35°C et plus, comme hier et comme demain... Quand cette canicule prendra-t-elle fin ? C'est très dur.. Les ravages vont être immenses... On apprend que les insectes et les oiseaux meurent par milliers, que les rendements agricoles vont être fortement affectés, que l'eau commence à manquer....
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Mardi 14 juillet - Des délégations de 35 pays faisant partie de la "coalition des volontaires" ont envoyé cinq cents soldats venus d’Allemagne, d’Australie, du Canada, de Roumanie, du Royaume-Uni, de Pologne, etc et pour finir l’Ukraine ont ouvert le traditionel défilé militaire du 14 Juillet – Fête Nationale. Une belle façon d'afficher son unité et sa solidarité à l'Ukraine et d'affirmer que l'Europe et ses alliés est prête pour affronter le criminel de guerre Poutine et sa menace. Puis les élèves de l'Ecole polytechnique ont suivi - Chaque année j'ai ainsi une pensée pour mon père...
Lundi 13 juillet - Comme un lundi - Intermarché le matin et tarot entraîné par Clarisse qui m'a invité à y aller... Seulement dans les deux cas j'ai utilisé le vélo pour éviter de marcher dans les rues parisennes surchauffées (50°C)... A vélo on a moins chaud.
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Dimanche 12 juillet - Cet amour de nos dirigeants pour les commémorations m'irrite au plus haut point. Aujourd'hui c'est jour pour jour le 120e anniversaire de la réhabilitation du Capitaine Alfred Dreyfus par la Cour de Cassation. Notre "Méprisant de la République" avec ses lunettes d'aviateur américain va inaugurer la statue de Dreyfus réalisée en 1984 par Tim . A l'époque – Mitterrand, Hernu – sa place dans Paris donna lieu à une nouvelle "affaire Dreyfus" pour finalemant arriver à l'angle de la rue Notre-Dame-des-Champs et du boulevard Raspail à l'initiative de Chirac maire de Paris. Non "Monsieur le Méprisant" il aurait été préférable de la placer dans la cour du Mahj – le magnifique Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme – en remplacement du tirage époxy déposé par le Centre national des arts plastiques. Les dirigeants se suivent mais rien ne change et cet esprit pétainiste reste. Jusqu'à l'écoeurement......
Samedi 11 juillet - Il faut faire la part des choses... Cette canicule extrême m'a permis de voir les films de Claude Chabrol réalisateur de la " Nouvelle Vague " – mouvement né à la fin des années 1950 dont Jean-Luc Godard (Pierrot le Fou) et François Truffaut avec son Antoine Doisnel joué par Jean-Pierre Léaud dont j'ai souvent parlé ( Baiser volés en couple avec Claude Jade dont j'étais plus ou moins amoureux..). Le beau Serge avec Jean-Claude Brialy étant le film très Nouvelle Vague de Chabrol. Mais il faut citer aussi Eric Rohmer dont j'ai vu et revu les films, sans oublier Rivette, Resnais, Louis Malle, Agnès Varda et Jacques Demy. Dans sa rétrospective la Cinémathèque cite même Jean Rouch avec son très beau "Moi un noir"... Sinon ils sont tous auteurs de chefs d'oeuvre impossible à tous les citer – utiliser le lien ci-dessous. La grandes époque du cinéma français qui a su se renouveler – décors en extérieur (Belmondo avec Jean Seberg v...
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Vendredi 10 juillet - arte.tv me permet de revoir un petit chef d'oeuvre "Le Boucher" de Claude Chabrol (1970) – considéré par certains comme un de ses meilleurs films. Dans le village de Trémolat en Dordogne à l'occasion du mariage de l'instituteur avec une jeune du village la directrice de l'école primaire Hélène (Stéphane Audran) sympathise avec le boucher du village Popaul (Jean Yanne) qui vient de reprendre la boucherie familiale après quinze ans de guerre en Indochine et d'Algérie. Traumatisé par les violences qu'il a pu voir il est ebloui par Hélène, femme libre, cultivée, sensible. Une idylle va naître qui restera ambiguë ( toujours chez Chabrol). Idylle qui se terminera tragiquement – dans une ambiance thriller à la Hitchcock ponctuée par la cloche de la petite église massive de Trémolat. En arrière plan la vie provinciale – document unique sur la France des années 70. Quel changement ! L'immersion dans le mariage mériterait à elle-seul...