Vendredi 31 octobre - Coincé par le ménage le matin, on sort l'après-midi pour profiter de la douceur automnale. Pas envie de vélo, on marche jusqu'au Square Trousseau où l'on aime s'asseoir tranquillement devant le kiosque avec un croissant de "Blé Sucré" que l'on déguste. Des enfants jouent. Des jeunes assis à une table de pique-nique discutent tout en goütant. Des vieux prennent le soleil. Joie simple qui nous plaït. Joie d'être tous les deux...
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Jeudi 30 octobre - Du vélo [d'après Georges Perec]. 1- Je me souviens de mon vélo de course Mercier acheté avenue de la Grande-Armée avec ma première paye de professeur. 2- Je me souviens des courses contre la montre autour de l'Arseanl que l'on chronomètrait avec mon ami Lucien amoureux du vélo comme moi. 3- Je me souviens du Critérium cycliste de Puteaux, le Grand Prix de l'Amitié, qui se courait après le Tour de France. On se plaçait avec Lucien dans la montée où les champions passaient plusieurs fois. On y a vu Anquetil, Poulidor et d'autres dans une ambiance très conviviale. C'était dans les années 60. On allait aussi à la Côte des Gardes quand le tour passait... Terrible côte au fort pourcentage juste avant l'arrivée à Paris.
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Mardi 28 octobre - Je viens de finir le petit essai de Marie-Hélène Lafon "Cézanne – Des toits rouges sur la mer bleue" . Passionnant. J'ai eu envie d'aller voir la campagne aixoise comme l'a fait l'auteure avec empathie. Elle utilise l'expression de Cézanne "aller au paysage". Un portrait de Cézanne vivant dans une famille ne comprenant pas sa peinture – jugée "pas finie" ce qui est dur, très dur pour l'artiste. Seules les natures mortes de pommes échappent à la critique de sa femme Hortense. Vivant pour sa peinture il ne fera que travailler. Il néglige même sa personne... Le docteur Gachet d'Auvers-sur-Oise le soutiendra comme il l'a fait avec beaucoup. Marie-Hélène Lafon raconte avec sensibilité sa peinture et les paysages de la campagne aixoise comme elle le fait pour son Cantal natal. De très beaux passges.
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Dimanche 26 octobre - Belle exposition "Kandinsky, la musique des couleurs" à la Philharmonie de Paris. Kandinsky, né à Moscou en 1866, passera son enfance à Odessa dès 1871, apprendra le solfège et le piano puis le violoncelle mais sa passion est la peinture. Quelques œuvres précoces , des dessins colorés inspirés de la Russie (1902-1907) sont exposées comme ce "Chant de la Volga" ( 1906) - oeuvre nostalagique de l'Ancienne Russie aux multiples références des bateliers en costumes slaves embarqués sur des drakkars vikings ! En 1896 il s'installe à Munich pour commencer une carrière de peintre. Voyage en Europe avant de rentrer en Russie au moment de la Révolution (1914-1921). Puis Walter Gropius l'appelle au Bauhaus en raison de sa renommée de théoricien de l'Art. Et là professeur au Bauhaus de Weimar (1922-1933) ce sera sa période la plus féconde comme le montre cette "Composition VIII" (1923) qu'il considère comme son œuvre la p...
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Samedi 25 octobre - Art Basel Paris 2025 a décidé de placer l'installation de Harry Nurev "Objets trouvés" dans la chapelle des Petits-Augustins (1617-1619) – seul vestige de l'ancien couvent se trouvant dans l'Ecole des Beaux-Arts de Paris. On a ainsi pu profiter de l'ouverture au public de cette chapelle que je souhaitais découvrir depuis longtemps.... En 1795 en pleine Révolution la chapelle sert de musée des monuments Français ce qui a permis de sauver par exemple des tombeaux royaux. Et maintenant ce sont 400 moulages de l'Antiquité à la Renaissance ayant servis aux élèves des Beaux-Arts qui s'y trouvent. Nous avons fait le tour de ces merveilles surtout des moulages de Michel-Ange comme cette Pietà (photo) ou un Moïse mais aussi un belle statue équestre se trouvant devant une église à Venise. Ou comme ce moulage d'un bronze de la porte de Saint-Pierre de Rome (1445) "Saint-Pierre donnant les clés au pape Eugéne IV". Un petit voya...
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Jeudi 23 octobre - Dans son dernier livre "Quand la terre était plate" Jean-Claude Grumberg souhaite rendre hommage à sa mère qui a du élever seule ses deux fils le jeune Jean-Claude né en 1939 et son frère aîné Maxime. Son père juif d'origine roumaine a été raflé en 1942, emprisonné à drancy avant de partir pour Auschwitz où il sera exterminé. Quand à sa mère Suzanne elle ne savait ni lire et écrire. La première guerre l'avait empêché d'aller à l'école. C'est l'aîné qui a joué le rôle de père pour le jeune Jean-Claude. Parler de sa mère est difficile car il ne lui a jamais posé de questions, ni au frère d'ailleurs. On n'en parlait pas. Alors les talents de conteur de Jean-Claude Grumberg font merveille pour imaginer des histoires - c'est son métier - dans ce très beau livre. [Je tiens à mettre la photo de couverture du livre de Suzanne avec ses deux enfants pour montrer la dignité de ces juifs dans l'adversité.]