Mardi 18 novembre - Entrain de lire le dernier recueil de Régis Debray "Riens". Ensemble d'aphorismes et de souvenirs personnels. Première phrase de son introduction; "S'il faut de tout pour faire un monde, il faut des riens pour faire une vie." Il ajoute à juste titre: "Cela se révèle d'ordinaire en fin de partie". Il m'amuse, je le considère comme un vieux radoteur – lui-même a le sens de l'autodérision mais il est intelligent. Lucide et sans illusion sur le monde tel qu'il va. Mal. Il a raison. Il est capable de faire l'éloge de ses amis. Pour la politique seul le général de Gaulle trouve grâce à ses yeux... Profondément laïc le communautarisme religieux l'inquiéte. p.98 "Puisqu'un bon Indien doit être aujourd'hui hindouiste, un bon Israélien, juif, un bon Turc, musulman." Critique de cette maladie de la commémoration. p. 88 "Nos présidents successifs font de la commémoration une occupation à temps plein". Et puis ce langage … p. 95 "On ne dirige plus, on manage ; on n'oriente plus, on pilote. On est disruptif et innovant .. Décarboné et compétitif."

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