Mardi 20 janvier -Avec son deuxième film "Furcy, né libre" Abd al Malik a réalisé un beau portrait d'esclave qui découvre à la mort de sa mère, par des documents officiels, qu'il est de fait affranchi – alors qu'il l'ignorait... Donc libre. Il saisit la justice pour retrouver sa liberté. Son long combat (1817-1845 )contre son propriétire ne sera pas facile. Malgré un Procureur Général abolitionniste il ira en prison à l'île Bourbon (Réunion) avant d'être exilé à l'île Maurice (colonie anglaise) où il travaille dans une plantation de cannes à sucre. Des scènes très dures – malgré l'interdiction de la traite de 1815 ( l'abolition de l'esclavage n'arrivera qu'en 1848). Son long combat judiciaire le mènera jusqu'à la Cour de Cassation à Paris où un avocat abolitionniste (le Procureur de l'île Bourbon maltraité par la hierarchie en raison de sa défense d'un esclave...) obtiendra du Président de la Cour son affranchissement en 1843. Les scènes de procès sont remarquables avec de grands acteurs (Torreton, Vincent Macaigne, Romain Duris et des acteurs de théâtre). On est pris dans ce long combat contre l'ordre colonial régit par le "Code Noir" depuis 1635 !

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