Jeudi 5 février - Pas facile de rendre compte du livre de souvenirs de Paul Veyne "Et dans l'éternité je ne m'ennuerai pas" que je viens de terminer. Il fait le récit de sa vie d'homme érudit sans chercher à l'embellir ou la noircir. Récit sincère, drôle parfois et il ne tire aucune vanité à son parcours brillant – ENS, agrégation, École de Rome, assistant puis professeur d'université pour finir professeur au Collège de France. Sans avoir fait carrière. Et maintenant octogénaire c'est l'heure du bilan et le derneir chapitre est très intime – ses femmes malgré sa déformation du visage "Je suis très laid" dit-il !, "une mienne singularité est de n’avoir jamais éprouvé de timidité à faire ma cour, malgré mon physique repoussant" dit-il encore !, le suicide de son fils,... Un homme seul, capable de lier une amitié solide néanmoins avec Michel Foucault par exemple. Ingrat parfois comme il le fut avec Raymond Aron. Encore une traversée réjouissante du siècle dernier.

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