Samedi 11 avril - Avec "Prisonnier du rêve écarlate" Andreï Makine a dressé une grande fresque couvrant les cinquantes dernières années entre la France et la Russie. On suit un jeune ouvrier communiste de Douai qui veut voir le miracle soviétique en 1939 avec une délégation. Son désir de voir l'envers du décor présenté lui fait rater le train du retour... Seul sans papier, il sera interrogé, fait prisonnier. Envoyé au Goulag, à la Guerre Patriotique de 1941-42. Boucherie épouvantable dont il survivra. A la mort de Staline il sera relégué dans le nord près d'Archangelsk. Il vivra les seules années de bonheur avec Daria – contact avec la nature,vie simple. Au bout de 28 ans Daria l'incitera à retourner en France... Complétement désorienté dans une France dont Makine fait une description juste mais sans concession. Au bout de 7 ans il voudra retrouver la Russie libérée du stalinisme, mais livrée au libéralisme le plus sauvage où tout s'achète... Il retrouvera Daria mais "ce n'est plus comme avant"... Très beau récit souvent poignant avec en arrière-plan cette Russie des grands espaces enneigés de la Taïga. Que j'aime. Je découvre cet auteur franco-russe élu à l'Académie Française en 2016. J'en reparlerai certainement.
Jeudi 2 février - Chandeleur. Ce matin je reçois le message de Jing m'annonçant son arrivée où son fils et sa femme (prénommés tous les deux Lin!) l'attendaient. (photo ci-contre). Tout s'est bien passé. Tant mieux. Elle était si impatiente. Sinon le soir je me fais un repas de galettes de sarrasin – une au râpé, une à l’œuf, et enfin une au citron – un yaourt et une pomme Canada.... Tradition de la Chandeleur oblige. [ et toujours en ce jour une pensée pour ma grand-mère très attachée à cette tradition... J'en ai souvent parlé. ]
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