Dimanche 17 mai -J'ai fini ce matin le roman autobiographique de Vanessa Schneider "La peau dure". La peau dure c'est celle de son père, un sacré foutraque – enfant illégitime né d'une mère d'origine roumaine, alcoolique qui aura eu sept enfants de plusieurs pères ! Récit écrit après la mort de son père adoré malgré son caractère impossible, égoïste, taiseux, hyperactif. On commence par la dispersion de ses cendres dans la forêt près de sa maison de campagne pour finir par son décès en soins palliatifs. Né en 1944 il est représentatif de cette génération d'hommes -les "Boomers" – très militant, anticonsommation, revendiquant sans cesse sa liberté -"Je fais ce que je veux" disait-il toujours ! Maoïste pur et dur il s'engagera après Mai 68 à l'UCFML – groupuscule minuscule dont il se lassera... Sa vie changera avec la victoire en 1981 de Mitterrand. Superdiplômé il sera nommé Conseiller Référendaire à la Cour des Comptes et il deviendra ainsi un proche du pouvoir socialiste après les avoir tant dénigré... La force de Vanessa Schneider s'est d'avoir entremêlé sa vie quotidienne à celle de son père – petite fille sensible et timide, lycéenne travaillant sérieusement entre sa mère soumise à son mari se comportant en tyran et son frère né 14 mois après elle. Elle finira par être journaliste comme elle le souhaitait. Grand reporter au Monde où elle écrit très bien. J'ai aimé ce livre qui m'a fait traversé encore 70 ans de l'histoire de France – époque que j'ai vécu et je me suis parfois reconnu....

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