Dimanche 23 août - Dans son roman autobiographique "Monique s'évade" Édouard Louis se donne le beau rôle. Celui qui aura délivrée sa mère de l'oppression du compagnon où elle vivait depuis sept ans à Paris après son divorce de son père – lui aussi alcoolique et violent... Assez court, écrit en urgence semble-t-il. Tout est relaté en détail – à distance puisqu'il est en déplacement professionnel à Athénes – pour la mettre à l'abri après son appel. Il a l'idée de contacter sa sœur, dont il est sans nouvelle depuis plusieurs années pour trouver une maison à louer dans son village du Nord. Argent, bail, achat d'électroménager, de meubles, déménagements des affaires personnelles, etc.Il est heureux, tout autant qu'elle , qu'elle puisse enfin vivre seule et libre à 55 ans. Et que enfin elle soit visible – obsession de classe de l'auteur qui a beaucoup souffert de cette invisibilité de classe (post du 29 avril 2019). Comme toujours je regarde l'accueil de la critique, une fois un livre terminé. Là encore elle est plutôt bonne pour cet auteur "à la mode" mais je suis comme Arnaud Viviant – un critique que j'apprécie - un peu circonspect quant à l'honnêteté de ce récit.

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